Valmont Brousseau
Biographie
Multidisciplinaire indiscipliné
par Tony Esposito
Originaire du Bas du Fleuve,
Valmont Brousseau arrive à Montréal pour finir ses études. Il
veut être neurologue ou astronome ou psychologue. Mais les études coûtent
cher, alors il travaille comme photographe. Sa rencontre avec Louise Haley est décisive.
En 1984, il fait la couverture de son livre d'horoscope. Les contacts avec des éditeurs
sont fructueux et d'autres publications suivent. En même temps, des commandes
commerciales sont effectuées. En 1988, il gagne deux concours: celui de Priape
et celui du journal La Criée. Ses photographies apparaissent dans Fugues et
dans RG. Il expose au Palais des Congrès de Montréal, ainsi qu'à
Trois-Rivières. Il retourne aux études en 1991. Sa vie a changé
après une séparation amoureuse. Un goût de réaliser, de
créer. «Merci mon amour de m'avoir quitté», dit-il. Il
enseigne aux formateurs autant en photographie, qu'en cinématographie et en
intégration à l'ordinateur. La sculpture et le graphisme s'ajoutent
aux cordes de son arc. Sa série de téléphones reconstitués
est un accomplissement de création, d’humour et de savoir technologique. Et
l'Internet connaît un fervent abonné de plus. Il apparaît à
la télévision dans des personnages de photographe. Malgré son
horaire chargé, il berce le projet de faire une grande série de photographies
des gens du quartier où il habite.
Le photographe, selon Valmont Brousseau, est avant tout un communicateur. Et sa présence
est toujours projeté dans la photographie. Pour beaucoup de gens, l'objectif
de la caméra peut être impitoyable et se transformer en agression. Il
est primordial que le photographe rende l'appareil transparent, créant une
relation directe entre lui et le modèle. Le style de Valmont s'est défini
souvent par l'apport particulier des accessoires devenant personnages au même
titre que le modèle humain. Les lignes du corps le fascinent; ce sont ces
lignes qui dirigent l'oeil et créent le mouvement, éclairent l'effet,
transmettent le message.