Émily
Légende urbaine
(Musicor/Prod. J/Select, 2004)
Émily Jolie
par Tony Esposito
La blonde chanteuse-danseuse de Star Académie 2003 a misé sur une autre recette que ses consoeurs (pop-ballade pour Marie Elaine, rock pour Marie-Mai, soul pour Maritza); elle fait dans le techno-dance. Album aux rythmes super-branchés, style plancher de danse, remix du remix. Avantage: pas besoin de beaucoup de voix (sauf sur Loin, juste pour nous rappeler qu'Émily peut chanter haut et bien). Avantage: passe-partout international. Les compositions sont excellentes dans le genre. Mais malgré des différences entre chaque pièce, le tout est uniforme.. parfois même un peu répétitif.
Sa reprise de Où sont les femmes de Patrick Juvet / Jean-Michel Jarre est une bonne idée bien utilisée et bien rendue. Les rythmes cubains de Havana sont plaisants. Le côté claquant de En Flag vous attrape. Cependant, c'est dans cette pièce qu'un détail devient le plus évident: des textes d'un bizarre argot d'origine inconnue, possiblement dj branché:
"...J't'ai pris en flag, baby Et sans tag je te plaque..."
et il y a de ces drôles d'insertions ici et là, et ça gratouille l'oreille.
Madonna est évidemment (et explicitement) l'idole d'Émily et la référence est partout dans l'iconographie de la pochette, mais la marche est encore haute à gravir. Émily et son album, ça bouge oui, mais ca ne marque pas, désavantage du genre choisi.
Étoile filante...
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